UNE HISTOIRE D’AMOUR TRADITIONNELLE

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UNE HISTOIRE D’AMOUR TRADITIONNELLE

Rappelez-vous ces histoires d’amour où le garçon invitait une fille à danser. Une danse typiquement autochtone pour lui montrer à quel point il était attiré envers la jeune demoiselle. Bien sûr, cela fait plusieurs décennies que cette technique n’est plus utilisée pour se courtiser chez les autochtones. Qui d’entre vous ne rêverait pas que votre douce moitié vous prouve son attirance de cette façon…très peu, je crois.
Cette belle demande a été vécue il y a moins d’un an par une jeune Attikamek du nom de Kwena. Elle a rencontré son compagnon dans un pow-wow l’été dernier. Lors de la danse (two-step dance) Owen Mayo, son copain qui est de Kahnawake, lui a demandé de danser avec lui. C’est avec le cœur grand que Kwena a accepté. Après moins d’un an de vie commune, les tourtereaux préparent présentement leur mariage traditionnel. Kwena nous expliquait qu’ils devaient chacun confectionner des mocassins l’un pour l’autre afin qu’ils puissent se les échanger et devenir membres de la communauté de leur partenaire de vie.
Pendant le mariage, une couverture sera posée sur la tête des mariés. Par la suite, ils devront marcher avec cette dernière représentant leur relation. Cela signifie que s’ils ne pensent pas à deux, ne communiquent pas ensemble, ne pensent pas pour deux, s’ils ne marchent pas en même temps ou du même côté, la couverture risque fortement de tomber. Si elle tombe, c’est comme si leur relation tombait et aucun couple ne désire cela.
Qui ne rêverait pas de vivre ce genre d’histoire? Étant moi-même autochtone, je trouve beau de voir qu’il y a encore des jeunes qui font ce genre de demande. Je crois que beaucoup plus de couples resteraient ensemble s’ils agissaient comme une équipe plutôt que de jouer dans le dos de l’autre. Les relations de nos jours fonctionnent moins longtemps qu’avant pour plein de raisons. Cependant si on s’attardait davantage à la personnalité et aux valeurs des gens plutôt qu’à leur physique, plutôt que de s’attarder au regard que les gens portent sur notre vie. On trouverait une personne qui nous ferait dire « wow ».